Regards croisés de mamans et de jeunes

Cette page a été réalisée grâce aux échanges avec stéphanie, maman de maël 17 ans, ayant une perte de motricité de la jambe gauche suite à une tumeur, isabelle maman d’alice 14 ans, sourde profonde de naissance et claire, maman de clémence 15 ans, possédant une agénésie ( amputation de naissance) tibiale.

Accepter son handicap
“Au départ mon fils a eu du mal à faire le deuil de son corps valide, il ne voulait pas s’assimiler aux personnes handicapées. Depuis qu’il est à Handisport, il a rencontré des jeunes décomplexés par leur handicap et j’ai vu une réelle transformation : il s’assume totalement avec son handicap et ose même se mettre en short.” Stéphanie
“À Handisport, il n’y a pas de regard de pitié sur le handicap. Ce qui surprend quand on arrive, c’est de voir tous les enfants heureux. C’est un autre regard sur le handicap qui permet aussi de relativiser le handicap de son enfant.” Isabelle
“Ma fille ne se vivait pas comme une enfant handicapée. Elle s’est toujours adaptée à son environnement en faisant comme les enfants valides. À Handisport, c’est avant tout son propre regard sur le handicap qui a évolué : son corps n’avait plus quelque chose en moins, mais pouvait être un moyen de fi erté.” Claire

La rencontre handisport
“Au départ, je connaissais le nom « Handisport » mais je ne savais pas qu’il y avait une fédération et des clubs derrière. Mon fils a fait du sport dans son centre de rééducation mais je n’avais pas fait le rapprochement avec Handisport. C’est la rencontre avec le comité départemental du Finistère qui a été déterminante.” Stéphanie
“Pour moi, Handisport c’était les jeux paralympiques, je ne pensais pas qu’on pouvait y trouver de l’apprentissage sportif. Quand le comité départemental Handisport du Finistère est venu se présenter à l’assemblée générale de l’association des parents défi cients auditifs dont je fais partie, ça a été une découverte.” Isabelle

Pouvoir etre soi-même
“À Handisport, ma fille s’est rendue compte qu’elle n’avait plus besoin de cacher son handicap et qu’il pouvait même être une fierté. C’est un lieu aussi où elle peut « lâcher la pression », où elle n’a pas besoin de faire semblant d’être valide.” Claire 
“Quand elle est au club Handisport, ma fille est ellemême, avec son handicap. Ça lui permet de souffler par rapport à l’école où elle est en milieu intégré. Là, elle n’est pas obligée de faire « comme si ». Tous les enfants sont ensemble, ils ont tous une pathologie mais à Handisport, ce n’est pas grave.” Stéphanie
“Au club Handisport, les jeunes handicapés se retrouvent entre eux, ils partagent des moments et des expériences de vie. Ils voient aussi qu’ils ne sont pas les seuls à avoir des difficultés.” Isabelle

Soutenir son enfant
“Je vois le rôle des parents comme celui d’une courroie de transmission. C’est à nous d’aller chercher les informations, d’assurer le côté relationnel, d’accompagner notre enfant aux compétitions et de savoir saisir les opportunités.” Claire
“C’est essentiel pour les parents d’accompagner leur enfant dans un club sportif…comme on le ferait pour un enfant valide d’ailleurs, peut-être même encore plus ! Il faut se renseigner, faire des essais et écouter les envies de son enfant. Il y a de nombreuses activités adaptées, il trouvera forcément un sport qui lui plaît ! Même s’il est fatigué de sa semaine et qu’il faut faire 45 minutes de route, ce moment de retrouvailles à Handisport est important. C’est tellement plaisant de voir son enfant rire et se sentir bien.” Stéphanie